Calcul de la puissance électrique et du courant

Une charge triphasée de 12 000 W sous 400 V avec un cos φ de 0,95 appelle 18,2 A et fait transiter 12 632 VA de puissance apparente : elle passe derrière un disjoncteur de 20 A. La même puissance en monophasé 230 V demanderait 54,9 A, c'est-à-dire une autre alimentation.

Ton circuit

La plaque du moteur donne la puissance utile : le réseau fournit celle-ci divisée par η.

Une résistance vaut 1 ; un moteur tourne autour de 0,8 à 0,9.

Le disjoncteur derrière lequel cette charge sera posée.

Résultat

Courant appelé
18,2 A
Puissance active absorbée
12 000 W
Puissance utile restituée
12 000 W
Puissance apparente
12 632 VA
Puissance réactive
3 944 var
Tension d’alimentation (V)
400,0 V

Passe sur le circuit

On suppose une charge équilibrée et une tension sinusoïdale ; les harmoniques des variateurs et de l’électronique portent le courant réel au-dessus de ce chiffre.

La même charge sur les autres alimentations du pays

  • 230,0 V · Monophasé54,9 ADépasse le calibre du circuit
  • 400,0 V · Triphasé18,2 APasse sur le circuitvotre alimentation

Calibre du circuit (A): 20 A · IEC 60898-1

Comment le calcul est mené

Trois formules, une par régime, et la seule différence tient au nombre de conducteurs qui portent le courant :

continu       P = V · I
monophasé     P = V · I · cos φ
triphasé      P = √3 · V · I · cos φ     (V entre phases)

En isolant le courant : I = P / (k · V · cos φ), avec k égal à 1 en continu et en monophasé, et √3 en triphasé. Le reste découle des mêmes chiffres : la puissance apparente S = P / cos φ en voltampères, celle que le câble et le transformateur doivent réellement porter, et la puissance réactive Q = √(S² − P²) en var, celle qui va et vient sans produire de travail.

Les moteurs ajoutent une étape. Leur plaque annonce la puissance mécanique à l’arbre, pas la puissance absorbée, et entre les deux se trouve le rendement. Saisissez la puissance utile dans le champ prévu : la conversion se fait d’abord, de sorte que le courant affiché soit celui que subit le conducteur.

Le tableau sous le résultat répond à la question qui vient presque toujours ensuite : serait-ce plus simple ailleurs ? Il place les mêmes watts sur chaque alimentation existant ici — 230 V monophasé et 400 V triphasé — et juge le courant face au calibre que vous avez indiqué. C’est cette comparaison qui décide entre tirer une nouvelle ligne et utiliser une autre prise.

Exemple chiffré

Ton circuit

Système
Triphasé
Tension d’alimentation (V)
400,0 V
Puissance (W)
12 000 W
Facteur de puissance cos φ
0,95
Calibre du circuit (A)
20 A

Résultat

Courant appelé
18,2 A
Puissance active absorbée
12 000 W
Puissance utile restituée
12 000 W
Puissance apparente
12 632 VA
Puissance réactive
3 944 var

Passe sur le circuit

Formule
P = V · I · cos φ · P₃ = √3 · V · I · cos φ · S = P / cos φ
Norme
IEC 60038, IEC 60898-1
Limites du modèle
On suppose une charge équilibrée et une tension sinusoïdale ; les harmoniques des variateurs et de l’électronique portent le courant réel au-dessus de ce chiffre.

Calculé par Voltacalc avec le même moteur que l’outil ci-dessus.

Ce qui s’applique en France

En France, la plupart des logements sont alimentés en 230 V monophasé avec un abonnement exprimé en kVA, et c'est bien de la puissance apparente qu'il s'agit : un appareil avec un mauvais facteur de puissance consomme la même énergie mais occupe davantage l'abonnement. Le triphasé 400 V reste courant à la campagne, dans les ateliers et pour les bornes de recharge, et il divise le courant par environ trois pour la même puissance. Sur un moteur, la plaque indique la puissance utile à l'arbre : la puissance absorbée est plus élevée du rendement, et le courant de démarrage plusieurs fois supérieur au courant nominal.

Qui décide
AFNOR, le Consuel (attestation de conformité) et Enedis pour le branchement
Norme
NF C 15-100 — Installations électriques à basse tension
Tableau des courants admissibles
NF C 15-100, tableaux des courants admissibles par mode de pose (lettres de sélection B à F), avec les facteurs de correction de température et de groupement
Chute admise
La NF C 15-100 limite la chute de tension entre l'origine de l'installation et tout point d'utilisation à 3 % pour l'éclairage et 5 % pour les autres usages lorsque l'installation est alimentée par le réseau public BT (6 % et 8 % lorsqu'elle est alimentée par un poste privé HTA/BT). (Vérifié: 12 septembre 2026)

Questions fréquentes sur le chantier

Le facteur de puissance est-il nécessaire ?

Pour un convecteur ou une lampe à incandescence, non : cos φ vaut 1 et les watts égalent les voltampères. Pour un moteur, un transformateur ou de l'électronique, oui, car la ligne transporte la puissance apparente P / cos φ alors que le compteur facture la puissance active. Un moteur à cos φ 0,85 appelle environ 18 % de courant en plus que ne le suggère sa puissance.

Puissance utile ou puissance absorbée ?

La plaque d'un moteur donne la puissance utile à l'arbre. Le réseau fournit cette valeur divisée par le rendement : 5,5 kW utiles avec un rendement de 0,88 font 6,25 kW absorbés. Saisissez la puissance à l'arbre dans son champ dédié et le calcul fait la conversion avant tout le reste.

Le courant affiché donne-t-il le calibre du disjoncteur ?

Non, c'est le courant d'emploi de la charge. La protection se choisit ensuite, en tenant compte du service continu, du courant de démarrage et de la courbe de déclenchement — courbe C ou disjoncteur moteur dans le cas d'un moteur. Le tableau compare votre courant au calibre que vous saisissez, il ne choisit pas la protection à votre place.

Normes et sources

  • NF C 15-100 — Installations électriques à basse tension
  • NF C 15-100, tableaux des courants admissibles par mode de pose (lettres de sélection B à F), avec les facteurs de correction de température et de groupement

Dernière vérification: 13 septembre 2026

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