Calcul de la chute de tension
Trente-deux ampères sur 25 m de câble cuivre de 6 mm² en 230 V perdent 4,6 V, soit 2,0 % — le récepteur reçoit 225,4 V et le câble dissipe 147 W en chaleur. On reste sous les 5 % que la NF C 15-100 admet hors éclairage.
Résultat
- Chute de tension
- 4,6 V
- Chute en pourcentage
- 2,0 %
- Tension au récepteur
- 225,4 V
- Résistance d’un conducteur
- 0,072 Ω
- Puissance dissipée dans le câble
- 147 W
Dans la limite
Le calcul est purement résistif : la réactance du conducteur n’est pas prise en compte, ce qui est négligeable en dessous de 95 mm² environ et sur des longueurs courtes.
Une section en dessous, une au-dessus, pour ce circuit
- 4 mm²3,0 % · 6,9 VDans la limite
- 6 mm²2,0 % · 4,6 VDans la limitevotre câble
- 10 mm²1,2 % · 2,8 VDans la limite
Chute admise: 5,0 % · IEC 60228
Comment le calcul est mené
L’outil part de la résistance du câble déjà posé ou déjà choisi :
R₁ = ρ(T) · L / (A · n) ΔU = k · R₁ · I
R₁ est la résistance d’un conducteur sur la longueur aller, n le nombre de
conducteurs en parallèle par phase, et k le facteur 2 (continu, monophasé) ou √3
(triphasé) : combien de longueurs de conducteur le courant traverse réellement. Le
pourcentage est ΔU rapporté à la tension nominale.
Au-delà du pourcentage, deux sorties servent sur le terrain. La tension au récepteur est ce que l’appareil voit vraiment, et c’est le chiffre à citer quand un moteur décroche en sous-tension ou qu’une alimentation LED siffle. La puissance dissipée est I²R dans chaque conducteur actif — deux en monophasé, trois en triphasé — et c’est le coût permanent d’une section trop juste : des watts payés chaque mois qui finissent par chauffer une cloison.
La ligne de verdict compare le résultat à la limite de cette édition. En France elle n’est pas indicative : la NF C 15-100 fixe 3 % pour l’éclairage et 5 % pour les autres usages en alimentation par le réseau public BT, et ces valeurs montent à 6 % et 8 % lorsque l’installation est alimentée par un poste privé HTA/BT.
Exemple chiffré
Ton circuit
- Système
- Monophasé
- Tension d’alimentation (V)
- 230,0 V
- Courant d’emploi (A)
- 32 A
- Longueur de la canalisation, aller
- 25 m
- Section du conducteur (mm²)
- 6 mm²
- Matériau du conducteur
- Cuivre
- Chute de tension admise (%)
- 5,0 %
Résultat
- Résistance d’un conducteur
- 0,072 Ω
- Chute de tension
- 4,6 V
- Chute en pourcentage
- 2,0 %
- Tension au récepteur
- 225,4 V
- Puissance dissipée dans le câble
- 147 W
Dans la limite
- Formule
ΔU = k · ρ(T) · L · I / A- Norme
- IEC 60228, IEC 60028
- Limites du modèle
- Le calcul est purement résistif : la réactance du conducteur n’est pas prise en compte, ce qui est négligeable en dessous de 95 mm² environ et sur des longueurs courtes.
Calculé par Voltacalc avec le même moteur que l’outil ci-dessus.
Ce qui s’applique en France
Le cas français typique est la borne de recharge ou le tableau divisionnaire au fond du terrain : 32 A sur une liaison monophasée, où chaque mètre compte contre les 5 % admis. Dès que la puissance souscrite dépasse 12 kVA, le passage au triphasé 400 V change l'échelle du problème, car le même courant n'y produit qu'environ la moitié de la chute — mais il suppose un nouvel ATR auprès d'Enedis.
- Qui décide
- AFNOR, le Consuel (attestation de conformité) et Enedis pour le branchement
- Norme
- NF C 15-100 — Installations électriques à basse tension
- Tableau des courants admissibles
- NF C 15-100, tableaux des courants admissibles par mode de pose (lettres de sélection B à F), avec les facteurs de correction de température et de groupement
- Chute admise
- La NF C 15-100 limite la chute de tension entre l'origine de l'installation et tout point d'utilisation à 3 % pour l'éclairage et 5 % pour les autres usages lorsque l'installation est alimentée par le réseau public BT (6 % et 8 % lorsqu'elle est alimentée par un poste privé HTA/BT). (Vérifié: 12 septembre 2026)
Questions fréquentes sur le chantier
Pourquoi la chute s'exprime-t-elle en pourcentage ?
Parce que ce qui compte pour le récepteur est la fraction de sa tension nominale qui lui parvient. Cinq volts perdus sont négligeables en 400 V et gênants en 230 V, et la NF C 15-100 comme les notices d'appareils raisonnent en pourcentage.
La réactance est-elle prise en compte ?
Non, le modèle est purement résistif. En dessous de 95 mm² environ et sur des longueurs courtes, la réactance est négligeable ; sur de grosses sections ou de longues liaisons, on travaille avec l'impédance donnée par le fabricant du câble.
Je dépasse la limite, quelles solutions ?
Quatre, à peu près par ordre de coût : passer en triphasé, monter d'une section, raccourcir le parcours, ou répartir la charge sur deux circuits. Modifie une seule valeur à la fois dans l'outil et observe le pourcentage.
La chute se compte depuis le compteur ou depuis le tableau ?
Depuis l'origine de l'installation jusqu'au point d'utilisation : la liaison au tableau et le circuit terminal partagent donc le même budget, et c'est leur somme qui doit rester sous la limite.
Normes et sources
- NF C 15-100 — Installations électriques à basse tension
- NF C 15-100, tableaux des courants admissibles par mode de pose (lettres de sélection B à F), avec les facteurs de correction de température et de groupement
Dernière vérification: 12 septembre 2026
Calculateurs
- Section de câbleLa section en mm² qui maintient la chute de tension sous la limite NF C 15-100.
- Loi d'OhmDeux des quatre grandeurs suffisent, avec les valeurs qu'on trouve réellement en magasin.
- Puissance électriqueDe la plaque signalétique au courant et retour, avec cos φ, rendement et contrôle du calibre.
- Code couleur des résistancesDes anneaux aux ohms, avec la plage admise par la tolérance et la valeur d’un anneau mal lu.
- Calibre disjoncteurLe calibre juste au-dessus de votre courant d’emploi — et la question de savoir si le câble le supporte.